Romarin (Rosmarinus officinalis)
Une plante aromatique de la famille des Lamiacées, j’ai commencé à réellement apprécier le Romarin le jour où je l’ai rencontré dans son habitat naturel. Il était là, sur les versants arides des calanques de Marseille, battu par les vents, desséché par le soleil et le sel de la mer, le merveilleux Romarin. Il fait parti des plantes dont j’adore prendre un petit morceau au passage pour le croquer… Je le fais très souvent et j’aime tellement son goût que j’ai pris l’habitude de sortir dans le jardin spécialement pour aller prendre un petit bout de Romarin à me mettre sous la dent ! Je trouve que son goût reflète sa force, et en même temps, une profondeur et une grande puissance aromatique. Son goût reste en bouche pendant longtemps !
J’utilisais le Romarin dans les mélanges de tisane lorsque je recherchais un effet stimulant et tonifiant, pour l’esprit mais aussi pour le foie et la vésicule biliaire. C’est certainement cet effet que je recherche lorsque j’en mange des petits morceaux…
Il faut être prudent lorsque l’on utilise le Romarin en huile essentielle : il y a des chémotypes différents. Le Romarin à verbénone est intéressant lorsque l’on veut travailler sur le foie, physiquement et émotionnellement. Je recommande 1 goutte en massage sur la région du foie, en cure sur une période de 21 jours
Cathy Skipper (France)
J’ai longtemps un peu ignoré le Romarin, bien que très couramment utilité chez nous, ne serait ce que pour parfumer de nombreux plats…
J’ai commencé à m’intéresser à lui cet hiver : Cathy m’a donné un de ses petits flacons de teinture de Romarin, dans une période de fatigue nerveuse, accompagnée de maux de têtes fréquents. Après quelques jours de prise régulière, j’ai ressenti un réel soulagement : j’ai retrouvé une sensation générale de légèreté, tout s’est remis à « circuler ». La digestion était facilitée, les pensées redevenaient claires, fluides, les maux de têtes se sont espacés et j’ai retrouvé une bonne énergie vitale : j’ai de nouveau senti le « feu » en moi. Depuis, je suis très attirée par le Romarin : il m’est très familier, comme un vieux compagnon…
Lorsque nous étions à la Herbfest en juillet, j’ai participé à l’atelier de Saskia (dont j’aime beaucoup les Elixirs Floraux) « se connecter avec l’énergie des plantes ». J’étais curieuse de découvrir son approche. Après un cours échange, elle nous a proposé d’aller dans le parc choisir chacun une plante, ou un arbre, et de passer un moment auprès de cette plante afin d’établir une connexion avec elle.
Une des premières plantes que je rencontre est un magnifique Romarin, encore en partie fleuri. A peine le contact établi, sa douce mais puissante vibration m’enveloppe des pieds à la tête. Je sens une action au niveau du ventre, du « feu » digestif, et surtout de la tête, puis du cœur. Une ouverture sur le dessus de la tête, sur le front, une douce chaleur. Puis cette chaleur envahit la région du cœur : cette plante véhicule la joie, l’ouverture, la clarté.
Quelques jours après, je retrouve le Romarin dans son habitat de prédilection, sur la côte méditerranéenne, dans les Calanques de Marseille. Exposé au vent, au soleil, aux fortes chaleurs et adapté à la sécheresse de ce bord de mer, ce Romarin sauvage est sec, parfumé, très vigoureux. Il semble plus coriace que son cousin anglais !
J’ai fait une petite cueillette, et préparé une alcoolature – pour l’hiver prochain…
Françoise Guinois-Pillet (France)
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