Plantes/nature

 

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Phytothérapie et infections des voies respiratoires supérieures

Le 22 février 2013 dans Plantes/nature

 Phytothérapie et infections des voies respiratoires supérieures (IVRS)

Un rhume, une bronchite voir une grippe arrivent rarement par hasard. C’est pourtant souvent ce que l’on veut nous faire croire en accusant surtout les méchants micro-organismes. Un microbe ne peut s’installer et se propager que si le terrain est propice. Pour les IVRS, il existe comme dans la plupart des maladies, des facteurs déclenchant. Une vieille fatigue, un stress psychique ou physique, un courant d’air (qui ralentit les échanges), une intoxication et hop… les virus et les bactéries ne sont plus tenues en respect par notre immunité. La baisse de mobilité des globules blancs et le ralentissement de la fabrication des anticorps seront fatals.
Lorsque notre organisme dispose d’un taux d’antioxydants et d’anticorps circulants suffisants, que notre flore intestinale est équilibrée, que nos muqueuses ne sont pas enflammées et donc poreuses, que nos organes de l’élimination ne sont pas trop surchargés par les excès de sucres, de lactose, de gluten, de graisses saturées, de protéines animales et de molécules toxiques, notre résistance est maximale. Changez un ou deux de ces paramètres en période d’hiver par exemple ou la baisse de consommation de végétaux frais, la baisse d’activités physiques et d’ensoleillement (Vit. D), les fatigues (nuits insuffisantes), le froid, la promiscuité (contagion) s’additionnent et il y aura contribution au déclenchement de l’infection.
Selon la naturopathie et la plupart des médecines traditionnelles, les infections respiratoires banales surtout en cas d’écoulements (rhinites, bronchites) sont une tentative de nettoyage émonctorielle, une crise d’élimination. En tout cas, elles nous disent toujours quelque chose de notre niveau de défense et d’intoxication. Certes, les micro-organismes contribuent à la sélection naturelle Darwinienne des bons risques en suivant leur logique propre mais ils ont cette utilité supplémentaire que la médecine académique ne reconnaît guère.
Toxines et toxiques indésirables, trouvent à l’occasion d’un épisode infectieux, une voie de sortie vers l’extérieur de notre corps à travers les muqueuses. Accompagner ce processus d’élimination est souhaitable et nous le faisons instinctivement de façon séculaire. La diète hydrique1à base de jus de légumes/fruits, l’application de cataplasmes2, de chaleur, la diminution de consommation d’aliments protéinés et gras, de produits laitiers, le repos suffisant et un drainage phytothérapeutique écourtent la durée et l’amplitude des symptômes.

Des Huiles Essentielles incontournables
Dans les IVRS, les plantes agissent souvent très efficacement. Les huiles essentielles (HE) ont une utilité spectaculairement rapide sur les symptômes aigus mais aussi sur le fond: effets mucolytiques, bronchodilatateurs, décongestionnants, antitussifs et antispasmodiques, antibiotiques, anti-infectieux, stimulant immunitaires, réchauffant etc.
En cas de bronchite, exemple d’un mélange d’HE, pour un flacon de 5 ml : Thymus vulgaris CT thymol 1ml, Satureja Montana/Sarriette de montagne 1ml, Laurus
nobilis/Laurier 2ml, Rosmarinus off. CT verbénone 1ml
Traitement dégressif sur 1semaine, 3 gttes 3xj. sur 1-2j., puis 2 gttes 3xj. sur 6j. A prendre dans une cuillère à café d’huile d’olive.
Exemple de complexe facilitant la respiration3, pour un flacon de 10ml : Eucalyptus radiata ssp. radiata 3ml, Melaleuca quinquinervia CT cinéole/Niaouli 2ml, Rosmarinus
off. CT 1,8 cinéole 2ml, Pinus sylvestris 2ml, Mentha piperata 1ml
1 Duraffourd Ch., Lapraz JCl., 2002, Traité de phytothérapie clinique, Ed. Masson, p.190 2 Idem 3 Ecole Lyonaise des Plantes Médicinales, cours d’aromathérapie 2012
Ce mélange est à inhaler régulièrement sur un mouchoir, à diffuser dans l’atmosphère avec un appareil ou verser quelques gouttes. sur l’oreiller pour la nuit.
En cas de toux sèche pour 5ml : Artemisia dracunculus/Estragon2ml, Cupressus sempervirens/Cyprès 2ml, Citrus aurantium
ssp.aurantium/Petit grain bigaradier feuilles 1ml.
S’applique pur mais peut-être dilué dans de l’huile végétale. Traitement de 5j. 3-4 gouttes 4x j. sur la poitrine et le haut du dos.
En cas de toux grasse, pour un flacon de 5ml : Melaleuca quinquinervia CT cinéole/Niaouli 2ml, Cinnamomum camphora CT 1,8 cinéole/Camphrier
2ml, Rosmarinus off. CT verbénone 1ml.
S’applique pur mais peut-être dilué dans de l’huile végétale. Traitement de 5j. 4-5 gouttes 4x jour sur la poitrine et le haut du dos.

Des simples de plus en plus reconnues
L’appui de l’effet des HE par des plantes médicinales entières sous forme d’extraits, de décoctions et d’autres cataplasmes est indispensable. En effet, les principes actifs vont pouvoir en synergie, soulager l’état aigu, drainer le terrain, hydrater, aider à reconstitue Lire la suite de cet article →

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Eloge de la Plante

Le 24 janvier 2013 dans Plantes/nature

Les civilisations naissent avec le lien homme /plantes et meurent quand meurent ce lien. Car les plantes sont une civilisation.

 

                       Traditions et Philosophies autour des plantes

 

Les plantes sont la plus grande pharmacie du monde et la référence de la chimie du vivant. Tous les êtres vivants de la planète ont recours à la chimie des plantes pour leur vie. Ensemble ou isolées, les plantes fabriquent  tous les constituants essentiels du vivant.Elles sont la solution à tous nos problèmes de santé, en prévention comme en guérison. Connaître les propriétés des plantes, leur culture, leurs usages et leurs préparations,  évite bien des maladies. Toute maladie trouve son remède dans une plante et, comme disent les guérisseurs africains, si nous croyons qu’une plante ne sert à rien, c’est parce que nous ne savons pas encore son rôle. La santé des peuples dépend des plantes.

Certaines plantes ont conquis la planète : blé, riz, maïs, lentilles, quinoa, sorgho, mil, sont le pain quotidien des sociétés humaines. Dans tous les domaines, l’humanité a besoin des plantes.Santé, cosmétique, cérémonie, nourriture, vêtements, hygiène, habitat, cuisine, artisanat, industrie…nous sommes liés, reliés et dépendants du monde végétal.

Plus encore, les plantes nous montrent le beau et la diversité. Avez-vous déjà vu un champ de fleurs sauvages qui est laid ? Les relations Hommes / Plantes accouchent des civilisations car les plantes sont une civilisation.

Mais connaître les propriétés des plantes et user de leur bienfait ne suffit pas.

Permettons aux plantes de tisser des liens entre leur monde et le nôtre.

Ouvrons-nous à l’enseignement des plantes. Donnons le temps à ces « Fées Emeraudes » de réparer notre âme orpheline de la nature. Puis demandons-leur de nous aider à retrouver l’accès à « l’océan des possibles », que les plantes utilisent pour penser ensemble.

Pour recevoir les enseignements et la sagesse de cette civilisation originelle, apprenons à penser comme les plantes.

Dans toute œuvre, apprenons à croître plus qu’à construire. Désapprenons la « pensée métal », spéculative, faite des rouages de notre avidité, pour retrouver la « pensée fusionnelle ». Prêtons attention à ce qui nous relie plus qu’à ce qui nous sépare. Telle est la pensée des plantes.

Au-delà des émotions et des concepts, la pensée fusionnelle nous relie à l’univers psychique du monde végétal.

L’homme et l’arbre sont proches. Apprenons à utiliser et respecter les structures arborescentes de nos nerfs et vaisseaux et pensons avec nos corps.  Remplaçons notre pensée abstraite et déliée par la pensée végétale, concrète et reliée. En pratique, allons en forêt, marchons tranquillement, silencieusement, sans composer une attitude, et regardons entre les arbres, ce qui nous unie à elle, la Sylve. C’est le regard Marial. Cette attitude permet de retrouver la sensibilité vibratoire aux plantes et éveille dans l’homme l’entendement de la plante ».

Pour Paracelse, la forêt est le royaume des Génies de l’air et des bois.

Rappelons-nous que les plantes et les arbres ont réussi les épreuves sur lesquelles nous peinons. Vivre ensemble, vivre reliés à la terre et au ciel, préserver la terre, l’air et l’eau, vivre en commensalisme,  utiliser puis dépasser nos différences pour les rassembler, penser ensemble, être créatifs, trouver des solutions aux problèmes les plus ardus, créer du vivant et de l’harmonie, à l’infini.

Les plantes nous enseignent l’infinie diversité des êtres, des formes, des alliances, des couleurs et des possibilités de vie.

La créativité du végétal est sans limite.

Plantes et arbres nous montrent le chemin d’une réelle démocratie fondée sur la libre réalisation des dons de chacun. Les plantes ne connaissent pas de frontières, elles franchissent les rivières, les océans, les montagnes et les déserts. Par la graine, les plantes traversent le temps. Elles dépassent les cultures et les dogmes,  rapprochent les hommes.

Osons regarder plus loin.

Les plantes ne vivent pas qu’à l’extérieur de nous-même. Elles vivent en nous… Arborescences des nerfs et des vaisseaux, structures spiralées, photosensibilité, tropisme solaire ou lunaire, système neurovégétatif, arbre de vie du cervelet, verticalité… Plantes et arbres habitent la mémoire de nos cellules. Dans notre corps sont stockées les mémoires de toutes les plantes et celles de tous les arbres, ce sont leurs signatures végétales. Ces signatures sont comme des émetteurs / récepteurs. Grâce à elles notre corps communique avec la plante ou l’arbre.

La pensée traditionnelle résume de façon plus imagée :  la plante à l’intérieur du corps communique avec sa parente dans le monde.

Dans la grande majorité des traditions, un lien psychique ancestral nous connecte à la plante et à l’arbre. Constitués d’eau comme la plante, nous naissons avec ce lien… qui, comme un sens, attend que nous le développions.

Dieu a donné à la plante ses propriétés chimiques et sa beauté. En communiquant avec elle, l’homme accomplit la perfection de la plante, éveille son esprit, et révèle alors dans le monde végétal, un monde de merveilles.

L’histoire des arbres est liée à l’origine du monde.

L’origine des hommes est liée à l’histoire des arbres.

Pour beaucoup de peuples de la forêt, l’arbre est notre ancêtre »

Claude Lefebvre – enseignant en ‘Communiquer avec les Plantes’

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Canneberge

Le 21 janvier 2013 dans Plantes/nature

CRANBERRY ou Canneberge

La puissance des plantes contre les infections urinaires et les caries

Ursel Bührin, heilpraktikerin

 Depuis quelques années, la palette des plantes médicinales pour traiter les infections urinaires s’est agrandie grâce à une cousine américaine de notre airelle européenne : mieux connue sous son  nom anglais de Cranberry. Du fait du principe unique de leur activité thérapeutique, ces baies peuvent non seulement empêcher les infections urinaires mais également bien d’autres problèmes liés aux bactéries comme les caries, la parodontose ou la stomatite et réduire les ulcérations.

De l’autre côté du « grand étang » les cranberries sont depuis bien longtemps un vieux remède populaire. Les indiens d’Amérique du nord l’appréciaient déjà pour son goût mais aussi comme pigment. Les médecines utilisaient leur jus pour le boire mais aussi en compresses pour guérir les blessures. Son nom actuel lui vient des premiers colons anglais, les « pilgrim Fathers » vers 1620. Ses pétales blanches rosées retournées vers le haut et ses étamines rouges sombres sortant de la corolle rappelleraient la tête et le bec d’une grue ; baie de grue ou crane-berry en anglais, maintenant Cranberry. Les marins américains en prenaient de grandes quantité avec eux pour aller en mer afin de se prévenir au scorbut grâce  la bonne teneur en vitamine C de ces fruits.

De plus la conservation des Cranberry est excellente grâce à leur épaisse peau cireuse, ce qui en fait un fruit de choix pour cette utilisation. Leur véritable nom est vaccinium macrocarpon (ou airelle à gros fruits). Elle appartient à la famille des éricacées à laquelle appartiennent aussi la myrtille, la busserole, l’airelle des marais ou encore l’airelle rouge. Elle ressemble beaucoup à cette dernière mais présente des fruits plus gros et rampe avec de longs rameaux au-dessus du sol en se fixant dans celui-ci par des racines pouvant atteindre 2 m. La planter fleurit de fin juin à mi-juillet. Les fruits ovoïdes de la taille d’une cerise ou d’une olive sont murs en septembre et prennent alors une couleur rouge lumineuse, et se caractérisent par une chaire ferme et croquante de couleur claire et un goût âpre et acide.

Elle est cultivée en Amérique du Nord et les baies sont soit séchées ou cueillies et mises à l’eau de septembre à novembre. Les champs sont d’ailleurs inondés à cet effet sur environ 45 cm de haut. Grâce à des mouvements d’eau, les baies se séparent alors du pied et forment de véritables lacs de cranberries qui sont alors ramassées. Les fruits flottent bien car ils contiennent 4 cavités remplies d’air.

Le Cranberry  est la baie la plus efficace pour prévenir ou soigner les infections urinaires chroniques. Elle représente une alternative ou un complément aux traitements conventionnels des gênes ou infections urinaires (par exemple cranberola Cys-control, cystorenal Cranberry plus).  Selon une étude finlandaise elle réduit de moitié les récidives depuis une cystite.

Il faut réduire l’emploi des antibiotiques de synthèse. On prend les produits à base de Cranberry en prévention mais aussi pendant la phase aiguë de 3 à 6 semaine durant et même en accompagnement du traitement classique afin d’éviter la récidive et la réutilisation d’antibiotiques de synthèse. D’après les études effectuées, l’effet démarre en à peu près 2 heures et se prolonge jusqu’à 10 heures. On peut aussi déguster le jus non sucré ou des préparations en pâtes et pastilles à sucer.

En prévention on boit 100 ml de jus par jour au moment du coucher, en phase aigu, on boit 50 à 150 ml de jus 3 fois par jour. Des pastilles en gélules sont aussi disponibles en pharmacie et parapharmacies (par ex. Preise-San, Urovitum) le dosage étant indiqué sur la notice. On  ne connaît aucune contre indication ou effet secondaire. Cependant à cause de la concentration élevée en acide oxalique des fruits, il est préférable pour les patients souffrant de calculs rénaux de consulter leur médecin avant d’utiliser ces préparations.  Le traitement des infections des voies urinaires est basé sur deux principes : en premier les antibiotiques végétaux désinfectant les voies urinaires, en selon un effet en rinçage type « chasse d’eau » est recherché en associant des plantes diurétiques (bouleau, ortie verge d’or) pour littéralement éliminer par rinçage les germes.

Dans les plantes désinfectantes (bactéricides)  on connaît la busserole ou raisin d’ours avec pour principe actif l’arbutin (cystinol akut ou uvalysat Bürger-Dragees) il y a aussi le raifort et la capucine avec leurs hétérosides souffres (angocin anti infect en pastilles filmées, nephroselect) et les cranberries avec leur proanthocyanidines. Les phyto-antibiotiques agissent en repoussant les germes sans aucun développement de résistance possible pour l’agent pathogène et absolument sans effet sur la flore commensale intestinale ou vaginale.

Les cranberries ont été étudies de manière complète et exhaustive, en atteste une littérature abondante. Leur mode d’action est unique : responsables sont les pigments du groupe des anthocyanes avec leur action répulsive sur les germes. Ces pro anthocyanidines empêchent la fixation des bactéries responsables de l’infection aux cellules des muqueuses des voies urinaires : on parle ainsi d’effet anti-adhérent.  Ne pouvant pas se fixer, les bactéries ne vont donc pas pouvoir proliférer en masse et seront alors ainsi rapidement éliminées dans le flux urinaire.

Comme ces proanthocyanidines ne tuent pas les agents pathogènes, les bactéries utiles vivant dans le corps resteront intactes.

Le principe actif empêche la formation de la plaque dentaire et le développement d’infections à hélicobacter.

Les caries et infections des gencives viennent essentiellement de bactéries pathogènes formant un biofilm sur les dents : ou plaque dentaire. Ces bactéries utilisent des protéines d’adhésion particulières pour s’accrocher l’émail dentaire. Avec les principes actifs des cranberries, on peut dissoudre cette plaque dentaire. Dans une étude, on a démontré que l’utilisation journalière d’un rinçage dentaire à base de Cranberry comparé à placébo réduisait de façon significative la concentration bactérienne salivaire. De même on a prouvé scientifiquement que les proanthocyanidines des cranberries étaient capables d’empêcher la fixation d’hélicobacter pylori à la muqueuse gastrique, si durant 90 jours on boit 2 fois par jour du jus de Cranberry. Cette bactérie est responsable de graves inflammations de la muqueuse gastrique et des ulcères. Les cranberries pourraient donc se révéler être un très bon traitement d’appoint à l’antibiothérapie classique pour traiter ces affections. D’autant plus qu’on a découvert récemment de nombreuses souches d’hélicobacter pylori résistantes aux antibiotiques. Ainsi en attendant de nouveaux antibiotiques, il est possible d’utiliser le jus de Cranberry.

Pour combattre les radicaux libres, ces baies rouges peuvent aussi jouer un rôle important en tant qu’anti oxydants : ils sont capables de réduire les effets du vieillissement, empêcher le développement de certains cancers et protéger les parois des vaisseaux coronariens.

L’usage culinaire a aussi un effet sur la santé. Les cranberries se laissent très bien accommoder en cuisine. On les trouve maintenant un peu partout fraiches de septembre à janvier. On peut ainsi les conserver pendant 3 mois dans le bac à légumes du réfrigérateur. Congelées, on en trouve toute l’année. Il est alors conseiller de ne pas les décongeler, car elle perdraient leur croquant. Il suffit de leur rincer à l’eau froide. Qu’il soient frais, congelés secs ou en jus, tous les produits à base de Cranberry possèdent les mêmes propriétés.

Ursel Bühring née en 1950 est infirmière, heilpraktikerin , enseignantes en phytothérapie. En 1997, elle fonde l’école des plantes médicinales de Freiburg. Dernièrement elle a écrit dans plusieurs revues : dans le Naturat (Médecin Naturel) un article sur les épices de Noël (12/2009), sur la réglisse (11/2009) et l’Alchémille (9/2009). EN 2009 est paru la deuxième édition de son livre « Praxis-Lehrbuch der modernen Heilpflanzenkunde  (manuel pratique de la phytothéroapie moderne).

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N’oubliez pas les pissenlits!

Le 28 octobre 2012 dans Plantes/nature

N’oubliez pas les Pissenlits !!

Cet article n’est pas juste un article sur les pissenlits, mais il traite en fait de toutes ces plantes qui poussent sous nos pieds ou pas très loin. Dent-de -lion, plantains, mourrons des oiseaux, trèfle violet, orties, achillée millefeuilles, … en fait la liste est longue.

Étant une personne amoureuse de la nature et  des plantes, le premier endroit et le seul que je fréquente quand je recherche un remède est le lieu où je vis ou le proche voisinage. Je crois beaucoup qu’utiliser les plantes qui poussent là où l’on grandit et où l’on vit est la base même d’une pratique herboriste en pleine cohérence avec l’écologie.

Je sais qu’aujourd’hui la majorité des gens vivent dans les villes et subissent la pollution. Ce problème me ramène à comprendre comment les herboristes en France et les apothicaires en Angleterre se sont développés dans les villes .

Dans les zones de grosse densité, il y avait une demande vis à vis des plantes médicinales ,les apothicaires les achetaient auprès des artisans qui vivaient à la campagne et les vendaient  aux habitants des villes, accompagnés d’un avis médical.

Aujourd’hui, le problème est que un plus grand nombre d’apothicaires a besoin de plus grandes quantités de plantes médicinales, et que celles-ci provenant le plus souvent d’Europe de l’Est personne ne sait par qui, quand et où elles ont été ramassées.

Le niveau vibratoire de l’humanité et de la Terre s’élevant, le nombre de substances naturelles servant à se soigner, se nourrir, s’habiller, se chauffer doit lui aussi s’élever. Ce que je veux dire, c’est qu’une plante médicinale qui a été cueillie dans un endroit spécifique, choisi à cet effet, avec soin, respect et gratitude envers la plante et son environnement est à mon humble avis, bien plus apte à soigner ou aider qu’une plante ramassée à l’autre bout du monde, en quantité énorme, par une personne payée en fonction du poids ramassé…..chaque once d’énergie qui a touché la plante depuis sa cueillette jusqu’à son emballage est inscrite dans cette plante. Nous nous devons absolument  connaître l’origine de nos plantes.

Je suis une idéaliste, je préfère vous le dire avant d’aller plus loin, car mon point de vue est fortement influencé par cet aspect de ma personnalité.

 Je crois que l’un des rôles de herboristes aujourd’hui, n’est pas seulement de voir des patients et de faire des prescriptions mais aussi d’éduquer et d’apprendre aux gens à connaître les plantes qui les entourent.

En apprenant les propriétés de base des 10 plantes médicinales les plus courantes quelque soit notre lieu d’habitation, nous pourrons avancer dans la prévention de notre santé.

En tant qu’herboriste, j’essaie d’enseigner la façon de devenir autonome et à l’aise avec la flore locale et de montrer que non seulement les plantes peuvent nous aider à rester en bonne santé mais aussi nous soigner dès les premiers signes de la maladie.

Même les habitant des villes ont la possibilité de trouver des espaces verts dans les agglomérations de ces grands centres urbains où ils peuvent se promener et ramasser des plantes pour leur propre armoire à plantes. Lire la suite de cet article →

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par admin

Melissa officinalis

Le 17 octobre 2012 dans Plantes/nature

Expériences personnels d’un alcoolature de Mélissa officinalis

 Alcoolature artisanale

Dosage 6ml X 2 par jour

Usages de Mélisse – Sédatif généralement utilisé contre l’insomnie, la nervosité, la dépression, l’anxiété, les attaques de panique. Première action sur le système nerveux et actions secondaires sur le système nerveux secondaires sur le système digestif, le cœur, la thyroïde et le système endocrinien.

 Premières observations – Les choses qui auraient  normalement déclenché une réaction émotive n’avaient pas cet effet, je restait plutôt calme intérieurement. J’ai eu l’impression d’une distance entre moi et les évènements extérieur, une sensation plutôt agréable mais tout de  même décalée.

Observations après 3 semaines d’essaispetit à petit l’effet de la mélisse est devenue pesant. Une sensation de lourdeur, mal être sur un certain niveau, en fait l’effet sédatif prenait place en moi. En même temps l’essence de ma personne restait centré et calme. J’ai noté une perception élevé comme si je voyais encore plus que d’habitude les motivations et les faiblesses chez les gens…….j’avais un grand besoin de solitude..les gens en générale me perturbaient.

Ma vitesse et ma réaction intellectuelle était considérablement diminuée- comme si mon cerveau était en ralenti.

J’ai perdu le coté ‘action’ de ma personnalité et faisait les choses plus lentement et méditativement.

J’ai aussi eu un « feeling » de mélancolie, tristesse même dépression.

Le point culminant était hier soir quand je me suis senti totalement ‘droguée  avec une fatigue physique lourde et une déconnexion du reste du monde.

Au niveau du cœur, de suite j’ai senti un ralentissement cardiaque et une baisse de tension.

L’énergie Yin très puissante se manifestait dans une certaine lassitude/mollesse, j’ai remarqué de la peau sèche sur la visage, une légère dépression que j’ai accepté.  Lire la suite de cet article →

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Le dans

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